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« Les chemins de poussière #1 : SABA, Ange de la Mort » de Moira Young

17 juillet 2011

Tout d’abord, je voudrais remercier les éditions Gallimard Jeunesse pour  m’avoir accueillie parmi les chroniqueurs On lit plus fort et pour l’envoi de ce roman en avant-première, puisque c’est une épreuve non corrigée qui sortira officiellement à la rentrée (le 8 septembre). Et je les remercie d’autant plus que ce roman est une excellente découverte, un coup de cœur !

Déjà avant de commencé, je sentais bien ce livre, la quatrième de couverture me disais bien, et je pense que j’aurais acheté ce livre de toute façon 😉 Et je dois dire que les critiques de journaux présente en bas de la couverture n’ont pas freiné mon ardeur 😉

Exceptionnel… à mi-chemin entre Hunger Games et La Route. [Bookseller]

Cette quête héroïque a les qualités d’un classique… L’écriture est sobre, efficace, intense. [New York Times]

Exubérant, excitant et empli d’émotions fortes… Il est à parier qu’il ne sortira pas de meilleur roman pour la jeunesse cette année. [The Times]

Bizarrement, j’ai parfois eu envie de comparer ce récit à celui des Quêtes d’Ewilan, de Pierre Bottero, parfois à L’épée de la liberté, de Valérie Guinot, et l’héroïne à Katniss (Hunger Games, de Suzane Collins)… trois coups de cœur également, donc ce n’est que du bon 😉

Saba, 18 ans, a toujours vécu à Siverlake, un lieu désertique, avec son frère jumeau, Lugh, son père et sa petite sœur Emmi… Et avec sa mère, avant la mort de celle-ci lors de la naissance d’Emmi.

Lugh est né d’abord. Au solstice d’hiver quand le soleil est bas dans le ciel.
Je l’ai suivi. Deux heures après.
Et là, tout est dit.
Lugh est devant, et moi derrière.
Mais ça me va.
[…]
Quand on nous voit, Lugh et moi, on peut pas imaginer qu’on est du même sang.
On peut pas imaginer qu’on a grandi en même temps dans le même ventre.
Il a les cheveux dorés. Moi noirs.
Ils a les yeux bleus, moi marron.
Il est grand. Je suis petite.
Il est beau. Je suis laide.
Il est ma lumière.
Je suis son ombre.
Lugh brille comme un soleil.
Ça a dû être facile pour eux de le retrouver.
Il suffit de suivre sa lumière.

Les Tontons ont trouvé Lugh, l’ont emmené. Mais Saba va le retrouver, elle le lui a promis. C’est ainsi qu’elle, qui ne s’est jamais éloignée plus loin de sa maison que pour trouver de l’eau ou du bois pour réparer le toit, part à la recherche de son frère, de sa lumière. Elle découvre le monde, un monde pas toujours rose, et elle se fait vite des ennemis. Mais des alliés aussi, si elle arrive à faire confiance.

Le style en a surpris plus d’un parmis les Chroniqueurs OLPF, et j’en fais partie, mais quelle agréable surprise ! Saba et sa famille ont vécu éloignés de la société et ont donc adopté leur propre language, peu lettré et donc peu courant. Certains mots sont déformés, la syntaxe n’est pas vraiment parfaite, mais ça ne m’a pas dérangée, au contraire ! Un petit mot de l’auteure à ce sujet :

Je ne parvenais pas a entrer dans l’histoire avant d’avoir trouvé la voix de Saba. Puis un jour, tandis que je regardais fixement ma page blanche, elle a commencé à parler et je n’ai eu qu’à écrire ce qu’elle disait. C’était la voix d’une fille qui n’avait jamais parlé qu’à très peu de gens au cours de sa vie, une jeune fille illettrée qui ignore presque tout de l’Histoire ou du vaste monde. Elle a commencé à raconter son histoire, directement à sa façon, en toute simplicité avec ses propres mots.

Cette façon de parler propre à Saba m’a permise d’entrer encore plus dans ce monde à part, un monde dévasté que Saba découvre en même temps que nous. Dès les premières lignes, elle m’a envoutée, emportée.

Un monde pas toujours rose, comme je le disais, dirigé par un roi sans scrupule, qui a assujetit son empire grâce à une drogue, le chaal. Drogue qui n’est pas sans effets puisque, non contente d’abrutir son consommateur, à grande dose elle rend fou. Fou, fou de colère aussi, ce qui donne naissance à des pratiques affreuses auxquelles Saba sera confrontée, comme par exemple les combats en cage (combats de gladiateurs revus, la version Panem et circences de ce nouveau monde).

Les personnages également m’ont bien plus, surtout le rapport qu’a Saba avec le reste du monde. Elle ne veut faire confiance à personne, ne veut pas se faire d’amis, voudrait  juste retrouver son frère le plus vite possible, faire profil bas et se faufiler sans être remarquée. Et pourtant, jeu du sort, les rencontres se multiplient, bonnes et mauvaises, amis et ennemis. Emmi, Helen, Maev, Cendre… JACK ! ;D

Pour conclure, SABA est une superbe découverte, un premier tome qui plante avec brio les bases d’un monde étonnant, sans manquer d’action grâce à l’épopée de Saba et de ses compagnons de route. Même si la fin n’est pas un fin à suspens, j’attends la suite avec impatience pour retrouver la jeune fille et peut-être obtenir la réponse à quelques questions 🙂

Les chemins de poussière #1 : SABA, Ange de la Mort,
Moira Young, Gallimard Jeunesse,
ISBN 9782070696697, 368 pages
A PARAITRE LE 8 SEPTEMBRE
BibliomaniaAmazon
Enjoy !

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« Des fleurs pour Algernon » de Daniel Keyes

8 juillet 2011

COUP DE COEUR ! 

Enorme coup de cœur. Et énorme est énormément trop petit pour le dire. Coup de cœur, coup au cœur,  j’ai le béguin pour ce livre ! Cet article est un appel, LISEZ-LE, LISEZ-LE, LISEZ-LE ! ;D Il a absolument tout pour plaire. Tout.

Une écriture superbe,
Des sujets de réflexion,
Les personnages sont bien construits,
Et j’en passe.

Emouvant,
Intéressant,
Captivant,
Étonnant,
Epoustouflant.

Oui, je sais, pour comprendre vous auriez peut-être besoin de plus que des adjectifs 😉 Mais je l’ai fini il y a quelques jours, et pourtant je ne trouve toujours pas mes mots pour exprimer ce que je ressens après la lecture de ce livre. Qu’est-ce que vous dites ? Un petit résumé serait le bienvenu pour commencer ? Bon.

Si l’opérassion réussi bien je montrerai a cète souris d’Algernon que je peu ètre ossi un télijen quelle et même plus. Et je pourrai mieux lire et ne pas faire de fotes en écrivan et aprendre des tas de choses et ètre comme les otres.

Charlie a 34 ans, mais 6 ans d’âge mental. Charlie voudrait être « un télijen », pour que sa maman puisse être fière de lui et qu’il puisse avoir beaucoup d’amis. Mais il ne peut pas, ses parents ont tout essayé quand il était plus jeune, la science ne peut rien pour lui… Jusqu’au jour où on lui propose d’être le premier « cobaye » humain d’une expérience scientifique, qui multiplierait son QI par 3. Prêt à tout, il se lance donc dans l’aventure, derrière Algernon, une souris de laboratoire qui a subi le même traitement.

Je ne sais pas comment dire, comment écrire, exprimer en mots. Ce livre fait l’effet d’une baffe ! Je ne trouve pas mes mots, c’est impressionnant. Bon, je vais essayer d’aller point par point.

Ce livre est un ensemble de comptes-rendus de Charlie, à partir du moment où il est sélectionné pour l’expérience. Au début il écrit avec des mots simples mal orthographiés, sans aucune ponctuation et sans structure. Avec naïveté, il raconte ses journées à la boulangerie, les parties de rire qu’il a avec ses « amis », ses cours avec l’attrayante Miss Alice Kinnian… Et peu à peu, à la suite de l’opération, son orthographe s’améliore, des virgules apparaissent. Charlie n’est pas convaincu… on lui avait dit que l’opération le rendrait intelligent, mais il ne se sent pas différent. Mais nous, lecteur, lisons entre les lignes. Ses pensées se font plus profondes, il prend conscience. J’ai vraiment été émue, triste pour lui. Il prend conscience de sa vie d’avant, des gens qui se disent être ses amis mais qui se moquaient en fait de lui (et le rejette assez vite, son intelligence subite les désenchante, ils se sentent abaissés alors que Charlie les avait jusque là aidés à se sentir intelligents eux-même). Il prend conscience de sa mémoire, se rappelle, rêve. Il dépasse vite la moyenne, et d’attardé devient génie. Lui qui voulait devenir intelligent pour être comme les autres et se faire des amis, se sent de plus en plus seul. Il commence alors à adopter une attitude détachée, arrogante, et c’est là le seul point négatif du livre, selon moi, mais qui dispâraît vite, car on comprend pourquoi il en arrive là.

Et quand le comportement d’Algernon devient de plus en plus étrange, il s’interroge. Que fera-t-il si ses capacités déclinent comme celle de la souris ?

Et puis, même si l’intelligence de Charlie atteint des sommets, une nouvelle vie commence pour lui, une vie ou il reste un enfant qui ne connait pas grand-chose du social, des relations humaines, des émotions fortes, … Il part ainsi à la recherche de l’amour, de l’amitié, tente de répondre à des questions auxquelles personne ne peut répondre, même pas son cerveau surdéveloppé… Et il se retrouve confronté à lui-même.

Ce livre aborde vraiment des sujets intéressants… C’est un roman de science-fiction, mais surtout un roman psychologique qui fait réfléchir. Un attardé mental ne peut-il pas être considéré comme un humain ? Mieux vaut-il être heureux mais idiot, ou génie et conscient – trop conscient, jusqu’à se sentir terriblement seul et torturé ? Cette opération fut-elle vraiment une bonne chose pour Charlie ?

 Je ne sais pas comment vous le dire. Cet article n’est pas du tout, mais pas du tout à la hauteur du livre. LISEZ-LE ! Il fait sans aucun doute parti des livres qui m’ont le plus marqué, et j’en ai lu. Je vous oblige presque à le lire, là.

PS/ Je voudrais donner quelques extraits, mais je n’ai pas le livre sous la main… Ca viendra, stay turned !

Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes, Flammarion (Tribal)
ISBN 978-2081620445, 466 pages, .. €,
Titre VO : Flowers for Algernon
Bibliomania, Amazon
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Summer PAL 2011

7 juillet 2011

© Photography by Emily Evans

L’été est là, c’est clair c’est net, VACAAAAAANCES ! 😀 Je pars dimanche, d’abord direction sud de la France, où je vais retrouver de la famille près de Toulouse, et puis Italie nous voilà ! Et je reviens autour du 15 août.. J’aurais accès à internet, mais je ne pense pas poster beaucoup de chroniques… Par contre, je les écris bien sûr au brouillon, à l’ancienne, sur papier, et vous aurez tout ça à la rentrée 😀

Pour moi l’été c’est beaucoup de lecture en perspective, surtout qu’en Italie c’est beaucoup de détente au bord de la piscine 😀 Il a fallu faire le choix des livres à emporter, et ce ne fut pas facile ! J’ai beau me prendre moi-même pour une folle, je ne peux m’empêcher d’avoir la crainte de ne pas avoir assez de livre.. Pour moi c’est donc « mieux vaut trop que pas assez » ! De plus, je n’aime pas décidéer trop à l’avance de ce que je vais lire, et donc avec un plus grand choix j’ai plus de liberté au moment de choisir ma prochaine lecture… Bref, tout ça pour dire que, pour ces cinq semaines ailleurs, j’ai fait une grande sélection, qui s’élève à 32 livres.. Rien que ça ;D Je ne pense pas arriver à tous les lire, mais si ça ferait un grand bien à ma PAL 😉 Heureusement, une partie des bagages arriveront pour la deuxième partie du voyage, mon sac n’est donc chargé « que » de 16 livres pour commencer 😉 Et une petite liste s’impose, je crois 😀

Du 10 au 29 juillet

  • Dis-lui –Rémi Stefani
    Pour me laisser porter au rythme de la musique,  des vagues, du vent des marées.
  • Miette-de-lune –Nicky Singer
  • Parce que ça fait longtemps qu’il me tentait bien, qu’à la bibliothèque il a croisé ma route, que j’ai tenté de lire les premières pages et ai été happée.
  • Les Haut Conteurs #1 : La voix des Rois – Olivier Peru & Patrick McSpare
    Parce que Lalou a eu la gentillesse de l’offrir à ma soeur 😀  (merci encore pour elle !)
  • L’Attrape-coeurs – Jerôme David Salinger
    Parce que ce classique me tente bien.
  • Hell – Lolita Pille
    Parce que le magasine Phosphore le conseillait à ceux et celles qui aiment Gossip Girl, que j’en fais partie et que ça m’a l’air d’être une lecture comme je les aime en été, chick’lit à souhait.
  • Le journal intime de Georgia Nicolson #5 : Syndrome allumage taille cosmos – Louise Rennison
    Parce que je ne peux plus attendre de rigoler avec ma Gee ! 😀
  • Le misanthrope – Molière
    Parce que j’ai bien envie de retenter l’expérience Molière, qui avait été concluante avec Le Bourgeois Gentilhomme 🙂
  • L’herbe bleue  – Anonyme
    Pour réfléchir.
  • Lady, ma vie de chienne – Melvin Burgess
    Pour rigoler un peu, c’est les vacances 😀
  • Les petits secrets d’Emma – Sophie Kinsella
    Pour le plaisir de retrouver l’humour de Sophie Kinsella.
  • Quand souffle le vent du nord – Daniel Glattauer
    Parce que l’article de Morgouille, et que les autres avis des blogueurs n’ont fait que renforcer cette envie… si bien que je viens en fait de le finir (a)
  • Les Âmes croisées – Pierre Bottero
    Pour redécouvrir la plume de Pierre Bottero ❤
  • Si je reste – Gayle Forman
    Parce que les avis positifs, mitigés et même négatifs des bloggueurs m’ont donnée envie de m’en faire mon propre avis.
  • Une si longue nuit – Mary Higgins Clark
    Parce que je l’ai trouvé dans le grenier de mes grands parents, et qu’un petit Mary Higgins Clark ne peut pas faire de mal 😀
  • Nous n’irons plus au bois – Mary Higgins Clark
    Pour frissoner !
  • Les Eveilleurs, tome 2 : Ailleurs – Pauline Alphen
    Parce que j’ai fini le tome 1. Et ceux qui l’ont lu comprendront parfaitement ce que je veux dire.. Quelle fin ;D
Du 29 juillet au 15 août
Et puis, une surprise car DESIRDELIRE EST DESORMAIS CHRONIQUEUSE ON LIT PLUS FORT 😀 J’ai donc reçu comme premier livre à chroniquer une épreuve non corrigée, je suis contente contente CONTENTE 😀 J’ai un sourire jusqu’aux oreilles depuis que je l’ai appris ce midi, HAPPYYYYYYYYYYYYYYY. Bon, j’arrête ;D J’essayerai de lire et  de chroniquer cette épreuve le plus vite possible, j’ai hâte 😀

« Les Eveilleurs #1 : Salicande » de Pauline Alphen

3 juillet 2011

Salicande. Un monde si différent, et pourtant pareil à bien des égards puisque c’est le nôtre, version XXIIIe siècle. Un monde post-apocalyptique marqué par de grands changements, si bien qu’on a plutôt l’impression d’évoluer dans le passé, dans un passé sans aucune technologie. Nous arpentons donc un univers où évoquer le passé est interdit, où la nature est remise au goût du jour et où certains aspects magiques ont été acceptés. Et cette magie est décrite avec tant de talent qu’on s’y croirait ! Les Vifs, les dons, les liens étroits entre certains personnages et les animaux… L’univers en lui-même également est plus que crédible. Les descriptions sont superbes et les différents peuples ont chacun leur histoire, leurs caractéristiques, tout comme les différents personnages. Et parlons de ces personnages, justement, et de leur histoire.

Claris et Jad sont jumeaux. Ils ont grandit ensemble, se comprennent sans rien dire..

Claris soupira et fit un effort pour se concentrer. Comment s’appelle cette posture déjà? ‘Trainer la baleine à droite’, ou un truc comme ça… – ‘Repousser le singe à droite’ petite soeur, le singe ! La baleine qui traine c’est toi ! Claris ne prit pas la peine de formuler une réponse mentale à son frère, et se contenta de lui envoyer un Pff ! dans lequel elle mit tout son dédain.

Leur mère a disparu quand ils avaient trois lunées, et chacun vit son deuil à sa façon. Jad, atteint d’un handicap au cœur qui l’empêche de courir, de s’entraîner à l’épée, de monter à cheval comme tous les garçons de son âge, s’épanouit dans l’Unir, dans la réflexion et la méditation, et fait des rêves étranges dans lesquels sa mère apparaît plus d’une fois. Claris, quant à elle, s’empêche d’y penser. Téméraire, débordante d’énergie, elle se dépense pour deux et rêve d’aventures, persuadée que celles-ci n’arrivent jamais aux filles. Son précepteur, Blaise, ressort des livres des Temps Anciens, permettant à la jeune fille de retrouver dans Lyra et Ewilan des filles actives, et de donner un décor à ses rêves intrépides.

Dans ce livre, pas de méchant typé qui veut diriger le monde, pas de méchant du tout en fait. Mais Salicande a son lot de drame même sans scélérats, tyrans, traîtres et autres méchants de contes. Au château, la vie n’est pas toujours rose depuis la disparition de Sierra, mais dans toute la vallée, les temps ne sont pas des plus faciles. Et comment comprendre quand évoquer le passé, la Grande Catastrophe et l’effondrement des Temps d’Avant est interdit ?

Les personnages dits secondaires ont également toute leur importance, et cette particularité m’a beaucoup plu. Non content de suivre la vie des jumeaux, le lecteur peut – et ce n’est que du régal – talonner leur frère de lait, Ugh, que Pauline Alphen fait je trouve grandir avec brio tout au long du récit ; sa mère et nourrice de Jad et Claris, Chandra ; leur père, Eben, qui a été dévasté par la disparition de son aimée et ne vit plus qu’à moitié ; Blaise, leur précepteur, qui fait face à plein de problèmes à la fois et qui semble très sûr de lui mais cache un cœur tendre ; et Bahir Borges, un bouquiniste et érudit aveugle, sa femme, Nomade de l’Ecriture et ses enfants, qui deviennent de grands amis des jumeaux… Et encore d’autres personnages que je vous laisse découvrir par vous-même ! Ils ont tous leurs traits caractéristiques, et on ne peut que ressentir quelque chose pour chacun d’entre eux, aucun de vous laissera de marbre. Ugh, Blaise et Eden m’ont vraiment attendrie, chacun à leur façon.

J’ai adoré le style de l’auteure, Pauline Alphen berce, hypnotise, nous attire irrésistiblement dans son monde et on ne peut qu’ apprécier le voyage. J’ai tellement apprécié la promenade que j’aurai aimé découvrir plus d’endroits de ce monde, mis je suppose que ce sera chose faite dans le tome 2, puisque son nom est « Ailleurs ». J’espère aussi qu’on y apprendra également un peu plus sur les dons et les gardiens… à la fin de ce premier tome, ma tête est remplie de questions pour lesquelles j’espère obtenir les réponses dans le deuxième tome (que je vais dévorer pendant les vacances ;D). J’ai aussi beaucoup aimé le rapport que les personnages ont aux mots, en particulier les extraits des carnets de Sierra, et les Nomades de l’Écriture, un rêve !

Le Vrai Lecteur écrit le livre en le lisant.
Le Vrai Lecteur est à la fois l’auteur,
les personnages et l’histoire.
Le Vrai Lecteur est le livre. La Guilde se trompe.
Le Vrai Lecteur n’est pas celui qui comprend
ce que l’auteur a voulu dire.
Le Vrai Lecteur est celui qui, en lisant, réinvente le livre.
Et s’il lit autre chose que ce qu’a écrit l’auteur,
alors celui-ci à gagné son pari, il a fait son travail. Le Vrai Lecteur court tous les risques.
Celui de savoir ce que les personnages ne savent pas.
Celui de ne pas savoir ce que savent les personnages.
Celui de comprendre autre chose que ce que voulait l’auteur.
Le Vrai Lecteur s’en fiche, il voyage…

Carnets de Sierra, extraits
in Archives apocryphes
de la Guilde des Nomades de L’Écriture.

Page 9

Une très bonne découverte vous l’aurez compris, qui est passé très près du coup de cœur ! Je le conseille à tous, il réunit tous les éléments qui font un bon roman, des personnages attachants, une écriture superbe, des sujets abordés avec brio (le handicap, le deuil, les liens entre frères et sœurs, etc) et une invitation à réfléchir sur le monde tel que nous le connaissons. Superbe !

Les Éveilleurs #1 : Salicande, Pauline Alphen, Hachette,
ISBN 978-2012021150, 519 pages, 14 €,
Lien Bibliomania, Amazon
Enjoy !


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Ce livre a été lu dans le cadre d’une Lecture Commune sur Livraddict.. organisée par moi-même ! 😀 Vous pouvez retrouver le topic et les avis de tous les participants ici.

Minidou : Un premier tome captivant, très riche, mais peut-être trop riche et, sur la fin, assez confus.

Korto : Une lecture avec un potentiel pas assez exploité à mon goût, mais comportant plusieurs allusions littéraires très plaisantes.

BlackWolf : Un très bon livre jeunesse qui donne la part belle à la complexité de l’intrigue et de l’univers crée par l’auteur. Les personnages sont attachants et poignants et la plume de l’auteur et vraiment captivante. Seule reproche j’ai du mal à voir un monde post-apo 60 ans après la grande catastrophe si serein et en paix et certaines réaction d’adultes m’ont parus trop « enfantines ». En conclusion un très bon moment de lecture pour les jeunes et les moins jeunes.

Iani : J’ai été emportée dans l’univers créé par l’auteur, je me suis attaché aux personnages, je me suis posé plein de questions. Je trouve cependant qu’il manque certaines réponses et d’un peu d’action.

Paikanne a trouvé le livre un peu long à démarrer, mais à quand même apprécié la lecture 🙂

Mabibliothequeetmoi : J’ai vraiment beaucoup apprécié ce roman. C’est un véritable joyau de magie dans un écrin de mystère! Ou peut-être bien l’inverse…

Marmotte : Un roman jeunesse sympathique, avec des personnages attachants, évoluant dans un monde original, mais pas un coup de coeur, surement à cause de la qualité assez irrégulière de l’écriture.

FrenchDawn : J’ai franchement été enchantée par cette lecture ! Malgré quelques critiques à émettre, j’avoue avoir été subjuguée par le ton très particulier qu’emploie l’auteur, à mi-chemin entre la poésie et la prose. J’ai été également conquise par l’originalité de cette histoire […].

Anasthassia : Attention énorme coup de coeur !! J’ai passé un excellent moment de lecture avec Les Éveilleurs et j’ai comme l’impression que ça va devenir une de mes sagas préférées ! […] Extrêmement bien écrit, c’est un des plus beau style d’écriture que j’ai jamais lu !

Morgouille : Un premier tome qui met du temps à se mettre en place, qui semble fragile sous certains aspects, mais qui vaut vraiment la peine d’être lu !

Et aussi : Azariel87, Ewatoppno, Elinor, Nuitetoilee, Nati, Basset, Lael, Blueverbena (en attente des liens :))

(Si j’ai oublié votre lien, n’hésitez pas à me le faire remarquer :))

Note : Je pense faire une LC pour le tome 2, Livraddictiens vous êtes partants ? 😀

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Ce livre entre dans le challenge Magie et Sorcellerie Littéraire.. pour lequel je n’ai toujours pas fait d’article de présentation :/ Ça viendra, le plus vite possible !

« Toi contre moi » de Jenny Downham

23 juin 2011

Toi contre moi. McKenzie contre Parker. La guerre entre deux familles, un couple impossible, tout cela fait étrangement penser au mythique Roméo & Juliette.

Quand j’ai vu sur l’étal de la librairie la couverture, j’ai immédiatement fait le lien avec Je veux vivre. Mêmes couleurs, même police d’écriture, même style d’image, j’avais peur au départ que ce soit du pur marketing. La couverture l’est, bien sûr, mais le contenu ne m’a pas déçu le moins du monde.

Deux familles. L’une est la famille parfaite, deux parents qui s’aiment et ont les moyens d’éduquer leurs enfants sans problèmes, un frère, une soeur, Tom et Ellie Parker. L’autre vit dans les mauvais quartiers, a des problèmes d’argent. Une famille sans père, avec une mère portée sur la boisson, et le grand frère, Mikey, qui s’occupe de ses deux soeurs, Karyn, quinze ans, et Holly, huit ans. Quand Karyn accuse Tom d’agression sexuelle, c’est le clash entre deux familles qui n’auraient jamais eu à se rencontrer. Alors que Mikey veut venger sa soeur et qu’Ellie veut défendre son frère qui se dit innocent, ils se rencontrent et peu à peu un amour impossible s’installe. Amour impossible pour leurs proches, bien sûr contre cette union, mais amour impossible également pour eux, qui ne veulent y croire. Mikey ne peut être amoureux de la soeur de celui qui a détruit la vie de la sienne. Et Ellie ne sait que penser de ce qu’elle ressent pour ce garçon dont la soeur veut envoyer son frère en prison. En tant que lecteur, nous assistons donc à la préparation au procès, à la vie qui continue malgré tout dans les deux familles, vie qui ne sera plus jamais comme avant. Mais nous percevons aussi les changements, minimes et de plus en plus importants, qui ont lieu dans les têtes de Mikey et d’Ellie.

Après la lecture de Toi contre moi, je ne peux que confirmer tout ce que je pensais de Jenny Downham après la lecture de Je veux vivre. Elle arrive à parler de sujets graves sans choquer, elle trouve les mots justes pour mettre hors de soi et émouvoir, réfléchir et perdre pied. Et puis donner l’irrésistible envie de continuer, de ne lâcher le livre qu’une fois fini (et c’est ce que j’ai fait, j’ai commencé le livre à 11h et l’ai terminé vers 16h, sans m’arrêter entre les deux, si c’est pas un bon début de vacances ça :D). On suit les deux familles, les deux « camps », à travers les yeux de Mikey et d’Ellie. Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai douté. C’est fou comme l’auteure arrive à créer deux personnages différents, au point que notre perception de l’agression (Tom est-il coupable ou Karyn a-t-elle tout inventé ?) change en fonction du narrateur. Tout s’écroule, se reconstruit, pour s’écrouler à nouveau, je ne sais pas comment expliquer ça autrement. Je ne suis donc absolument pas déçue de cette lecture, qui n’est pas loin d’être un coup de coeur. Si vous avez aimé Je veux vivre, et même si ce n’est pas le cas, lisez-le 😉

Et puis, je rajouterai juste un petit quelque chose concernant le titre français, que je trouve extrêmement bien choisi. Parce que toi contre moi, c’est contre dans le sens qui oppose deux camps, mais c’est aussi toi près de moi. Et je ne sais même pas si c’est volontaire ou si c’est juste la traduction littérale du titre original (You against me) qui lui n’évoque que les camps opposés, mais en tout cas j’aime ce titre ambigu 🙂

PS/ Sur la quatrième de couverture de Je veux vivre, on pouvait lire en bas « à partir de 15 ans ». Cette indication n’est pas donnée pour le livre Toi contre moi, mais je ne conseille ce livre qu’à des lecteurs avertis, parce qu’il y est question de viol est que c’est un sujet dur, même (surtout) quand il est abordé avec talent comme le fait Jenny Downham.

Toi contre moi, Jenny Downham, Plon Jeunesse
ISBN 978-2259214575, 398 pages, 17 €,
Lien Bibliomania, Amazon
Enjoy !


L’extrait qui fait envie [6]

12 juin 2011

Il était bientôt 21 h 30 quand le silence s’est enfin installé. Tout le monde tendait le coup en direction de la Lune. L’œil collé à son télescope, Jonny a été le premier à crier pour annoncer l’arrivée de l’astéroïde. Et bientôt, on a tous découvert la plus grosse étoile filante qu’on puisse imaginer. Elle était beaucoup plus petite que la Lune, mais à part ça je n’avais jamais rien vu d’aussi grand dans le ciel. On aurait dit qu’elle était en flammes et on a tous applaudis en la voyant passer.
Pendant un moment j’ai pensé à tous les gens dans le passé qui avaient aperçu la comète de Halley sans savoir de quoi il s’agissait, sinon un corps céleste inspirant la crainte et le respect. Durant une fraction de seconde, j’aurai pu avoir seize ans, vivre au Moyen Âge et lever les yeux vers le ciel, en m’émerveillant de ce phénomène mystérieux. J’aurai pu être une Aztèque ou une Apache – peu importe la culture – à m’interroger sur le message que le ciel m’envoyait.
Et il l’a percuté.

Chroniques de la fin du monde #1 – Au commencement
Page 28

J’ai choisi cet extrait parce que j’ai trouvé ce moment très beau. Vous ne pouvez pas le voir, bien sûr, mais il marque très bien la transition entre le avant et le après l’astéroïde. Et quelle ironie du sort ! Miranda s’imagine femme du Moyen Âge, et les temps qui suivent les ramènent un peu à cette époque, sans électricité, eau courante, appareils électroniques… Tout au long du roman on voit Miranda changer, mûrir, et ce passage introduit bien la chose je trouve 🙂 Mais je m’arrête là, la suite viendrai dans ma chronique, bientôt j’espère (quand j’aurai enfin le temps de m’y mettre.. sachez que je suis en vacances le 21 (YEAH) :D)

« A comme Association #2 : Les limites obscures de la magie » de Pierre Bottero

29 mai 2011

Me voilà de retour avec le tome 2 de la saga A comme Association, écrit cette fois par Pierre Bottero.

Ombe est, comme Jasper, une stagiaire dans l’Association qui, je le rappelle, a pour but de limiter les dégâts entre les humains et les Anormaux.

Comme j’avais été déçue du premier tome, j’avais décidé de lire le tome 2 sans rien en attendre, et je peux vous dire que ce fut efficace ! Loin d’être un coup de cœur, mais j’ai quand même pu apprécié la lecture à sa juste valeur, ce qui n’avait pas été le cas pour le tome un.

Ombe m’a beaucoup fait rire, même plus que Jasper alors que c’est un des seuls points que j’avais apprécié dans le premier opus. Le personnage a énervé plus d’un blogueur, mais ce ne fut pas le cas pour ma part (décidément, je ne suis pas dans la norme pour cette série ;)). Elle est certes sèche, indépendante, arrogante parfois, mais j’ai eu à chaque fois l’impression que ses remarques cachaient autre chose, une part cachée d’elle-même. Enfin ça, c’est mon point de vue 😉 Depuis son enfance elle a appris à être indépendante, et elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Contrairement à Jasper, elle agit avant de réfléchir, et ça donne souvent des situations assez drôles 😉

J’ai également préféré l’intrigue de ce deuxième tome, même si je l’ai encore une fois trouvé assez facile par moment…

J’ai été contente de retrouver la plume de Pierre Bottero parce que, même si son écriture est très différente quand il parle à travers les yeux d’Ombe qu’à travers ceux d’Ewilan ou d’Ellana, j’ai su apprécier sa plume à sa juste valeur ! Son talent est d’arriver à nous plonger dans l’histoire, et cette fois encore il nous met merveilleusement bien à la place d’Ombe, on voit les choses à sa façon, pense à sa façon pendant toute notre lecture.

Je ne fais pas plus long parce que je n’ai pas grand chose à ajouter, ce fut une lecture non pas extraordinaire pour ma part mais néanmoins sympathique, et je lirai les autres tomes avec plaisir s’ils se présentent à moi 🙂

Quelques extraits qui m’ont fait rire :

Chemise fuschia, délicate broderie jaune vif sur la poche et cravate bleu pétrole à pois blancs. Hideux à mourir.
Sauf que Walter ne me donne pas le temps de mourir.
– De la discrétion, Ombe ! vocifère-t-il. De la discrétion !
Drôle d’exiger de la discrétion en hurlant de pareille manière, non ?
– L’Association est régie par neuf règles, poursuit-il, et chacune de ces rêgles s’appuie sur le mot DIS-CRÉ-TION !
– Même la quatrième ?
La prudence aurait voulu que je me taise et laisse passer l’orage, je n’ai pas pas pu m’enpêcher de faire la maligne. Avantage, Walter semble désarçonné.
– Quoi la quatrième ? Quelle quatrième ?
– La quatrième rêgle : l’Agent a au minimum quinze ans.

(page 73)

Soucieuses de nous préserver et d’éviter d’éventuelles effusions de sang, Lucile, Laure et moi avons, dès les premiers jours de notre colocation, établi un code de survie sous la forme d’une impressionnante liste de droits et de devoirs affichée dans les endroits stratégiques de l’appart’.
Devant la longueur de la liste en question, notre incapacité de la rentre exhaustive et, soyons honnêtes, nos difficultés à respecter son contenu, nous avons fait marche arrière.
L’essentiel. Ne conserver que l’essentiel. Nous avons donc épuré notre code jusqu’à le rendre parfait.
Une seule et unique règle : pas de garçon deux nuits d’affilée ou alors pas dans le même lit !
Pour le reste, on se débrouille.
Laure, Ombe et Lucile.
Nous avons éclaté de rire en découvrant ce que formait nos initiales et nous nous sommes empressées de l’écrire en gros sur notre porte : LOL !
Que ceux que ça n’amuse pas aillent se faire pendre.

(page 66)

A comme Association #2 : Les limites obscures de la magie,
Pierre Bottero, Gallimard Jeunesse & Rageot,
ISBN 978-2070634668, 154 pages, 9,90 €,
Lien Bibliomania, Amazon
Enjoy !


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J’ai lu ce livre dans le cadre d’une Lecture Commune organisée par Sevmarguerite sur Livraddict. Cette LC compte parmi ses membres Nanet, LaetiChOùuxx, TheChouille, Reveline, Anasthassia, Nath56, JuNa62, Korto, SophieLJ, Delcyfaro et Felina. (Si j’ai oublié de mettre votre nom/lien ou de passer chez vous, j’en suis désolée,  n’hésitez surtout pas à me le dire !)

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Ce livre entre dans deux challenges :

(article à venir)

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