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Challenge Magie & Sorcellerie Littéraire

30 octobre 2011

Aujourd’hui je vous présente un challenge auquel je me suis inscrite il y a un bout de temps, mais que je n’ai pas encore pris eu le temps de vous présenter 🙂

Organisateurs/trices : Ellcrys (et Anne So)

Thème : Comme le dit son nom, de lire des livres en rapport avec la magie, aussi bien blanche que noire, ou avec la sorcellerie.

Genre d’ouvrages : Comme ne le dit pas son nom, romans, albums et bandes-dessinées entre tous dans ce challenge.

Nombre d’ouvrages à lire : Un à deux livres pour le niveau Apprenti sorcier, trois à quatre pour le niveau Sorcier diplômé, ou cinq à six pour le niveau Magicien confirmé, que j’ai choisi 🙂

Expiration : Vous avez jusqu’au 31 mars 2012 !

Je pense que j’ai tout dit 🙂
Je ne choisis pas de livres à l’avance, ce sera au gré de mes envies 🙂

LIVRES LUS (4/5)

 A comme Association #2 : Les limites obscures de la magie [Pierre Bottero]
 Les Eveilleurs #1 : Salicande [Pauline Alphen]
 Les Eveilleurs #2 : Ailleurs [Pauline Alphen]
 La Fille du marais [Franny Billingsley]

J’en suis donc déjà à 4/5, je pense que c’est le seul challenge que je réussi pour l’instant ;D
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« La Fille du Marais » de Franny Billingsley

22 octobre 2011

Deuxième livre lu en tant que chroniqueuse On Lit Plus Fort, et je remercie cette fois Gallimard Jeunesse bien sûr, pour ce colis qui a posé un grand sourire sur mon visage (une semaine après Lueur de Feu, je ne m’attendais pas à en recevoir un nouveau si vite ! Mais j’en suis bien sûr ravie :)), mais aussi à la maison d’édition (Les Grandes Personnespuisque c’est chez elle qu’est sorti La Fille du Marais ! Une très belle surprise donc, dans la boîte aux lettres mais aussi en parcourant les pages…

Briony Larkin a 16 ans et une vie pas facile.. TATATA, je vous arrête. Non, ce n’est pas ENCORE une histoire d’adolescence ratée, de boutons et d’acnée, de dépressions amoureuses et de romance à l’eau de rose. Je continue. Briony Larkin a 16 ans et une vie pas facile. Elle a quelques petits problèmes. Moui, tout petits. Elle est juste responsable de la mort de sa belle-mère, de la déficience mentale de sa petite soeur, doit cacher aux autres sa vraie nature… et elle se hait, se hait de tout son cœur parce que c’est comme ça qu’elle arrive à gérer avec ce qu’elle est. Une sorcière.

Dans cette région reculée d’Angleterre au début du XXe siècle, la révolution industrielle laisse peu à peu ses marques mais n’a pas encore effacé les superstitions, les pendaisons de sorcières et les créatures du marais. Briony a le don de seconde vue – qu’elle voit plus comme une malédiction que comme un don – mais cache son secret tout en résistant à l’appel du marais et en s’occupant de sa sœur jumelle, sous peine d’être pendue. Parce que si les habitants du petit village ont appris à cohabiter avec Ceux du passé, ils s’éloignent du marais autant qu’ils peuvent – il est prévu de l’assécher -, se cachent de la toux du marais et chassent les sorcières.

Si certains blogueurs ont eu du mal à entrer dans l’histoire, j’ai pour ma part été aspirée dès la première page dans cette ambiance sombre – qui m’a un peu fait penser à Tim Burton, admirative aussi pour cette auteure qui arrive à nous emmener avec elle dans ce village aux moeurs particulières, si bien que, même si l’histoire se passe au XXe siècle, j’ai parfois eu l’impression d’avancer dans un monde parallèle, ou du moins dans une bulle intemporelle où se cotoyent créatures fantastiques et villageois ordinaires.

Dans d’autres contexte, j’aurais pu détester Briony, constamment en train de se plaindre et de se haïr. Mais elle a le tact d’avoir de bonnes raisons de le faire, et c’est déjà une bonne chose, mais aussi d’accompagner son humeur morose d’une bonne dose d’auto-dérision, et d’une grande maturité. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Rose, sa soeur jumelle, très attachant. On a l’impression d’être en face d’une fillette de 6 ans, mais le lien fort malgré tout entre les deux soeurs nous ramène à la réalité.. et ses attitudes toujours plus surprenantes et décalées font bien avancer le récit, même si le personnage est au départ secondaire. Eldric aussi m’a bien plu, et leur romance qui se file en arrière-plan met une chouette touche positive dans le roman même si tout ne se passe pas merveilleusement, et j’ai beaucoup aimé suivre cet amour sans coup de foudre, sans depuis-le-début-je-savais-que-c’était-lui, tout en douceur mais pas pour autant moins puissant.

L’histoire ne m’a pas marquée pour son action, et s’il n’y avait pas eu le reste, j’aurais été loin d’être conquise, mais son ambiance, les personnages et les idées du livre rattrapent sans soucis les petits moins. Les idées, parce que malgré les créatures fantastiques et la situation quelque peu compliquée de Briony, je pense que nombre d’adolescent(e)s pourront s’identifier dans ce personnage… Je pense que chacun a sa Muse noire, son Eldric et sa Rose personnelle 🙂

Père avait préparé un sermon sur le sens de la vie de Mr. Spoiler. C’est pourquoi on écrit des histoires : pour tenter de créer du sens à partir de rien. Mais la vie de Mr. Spoiler n’avait aucun sens. Il avait vécu, exhalé des odeurs de soupe en boîte, et il était mort.
Quand nous étions petites, Rose et moi jouions à un jeu qui consistait à relier des points entre eux. J’adorais ce jeu. J’adorais tracer une ligne du point numéro 1 au point numéro 2 et ainsi de suite. Mais surtout, j’adorais le moment où les points, semés au hasard, formaient une image.
C’est ce que font les histoires. Elles relient les points hasardeux de la vie pour créer des images. Mais ce n’est qu’illusion. Essayez un peu de relier les points de la vie et vous aboutirez à un gribouillis sans queue ni tête.

– évidemment, le mort ne s’appelle pas Mr. Spoiler, mais le nom que je lui ai donné s’explique de lui-même 😉 –
pages 79-80

Une très bonne découverte donc, et j’en suis d’autant plus ravie que je ne pense pas que j’aurais acheté le livre s’il ne m’avait pas été envoyé, merci encore !

La Fille du Marais, Franny Billingsley, Les Grandes Personnes,
IS
BN 978-2361930851, 411 pages, 19 €,
Liens : Bibliomania, Amazon
Enjoy !

« Passe un ange noir » d’Anne Bragance

17 octobre 2011

Elle, elle a 15 ans, pas de père, une mère absente, pas de grands-parents, aucune amie de son âge, un drôle de prénom. Lui, presque soixante-dix-huit ans, ni épouse ni amis, ni enfant ni petits-enfants, un drôle de prénom. Et tous les deux, tous les matins, se placent à l’abribus de la ligne numéro 15. Milush pour se rendre au collège, Andres pour trouver de la compagnie. Et de là va naître une amitié hors du commun entre deux individus pas forcément gâtés par la vie, mais qui la prennent comme elle vient, jour après jour.

Un petit livre sans prétention qui se révéla être une excellente lecture. Pas d’aventure, de quête, de romance et autres grands boums, non, juste le fil de deux vie qui le temps de 150 pages et des poussières s’entremêlent. On se sent petite souris qui observe. Les joies, les peines, les peurs, les pensées secrètes de ces personnages, adorables tous deux. Milush fait d’Andres le grand-père qu’elle n’a jamais eu, et lui offre par la même occasion une source de joie dans sa vie devenue un peu trop monotone.

Un récit qui se lit très rapidement, rythmé par les séquences de vie de Milush et d’Andres, mais aussi de la voisine, du chauffeur de bus, tous touchants à leur manière, rythmé par leur recherche personnelle du bonheur, qui leur avait jusque là semblé impossible.

Passe un ange noir, Anne Bragance, Gallimard (Folio),
IS
BN 9782070422715, 158 pages, 4,60 €,
Liens : Bibliomania, Amazon
Enjoy !

« Les Eveilleurs #2 : Ailleurs » de Pauline Alphen

4 septembre 2011

Attention, risque de spoilers pour ceux qui n’ont pas lu le tome précédent !

Après la lecture du premier tome de la saga, je mourais d’envie de sauter sur le tome 2 à la recherche de réponses, de réponses aux questions qu’on ne peut manquer de se poser. J’ai réussi à faire durer un peu le plaisir du suspens, mais pendant les vacances j’ai fini pas ne plus pouvoir résister, et je me suis lancée.

A la fin de Salicandre, Claris part à la recherche de ses proches à la suite de la catastrophe que fut l’anniversaire des jumeaux, catastrophe qui fit quelques morts et de nombreux blessés. J’ai trouvé ce deuxième tome très différent, plus mature en quelques sorte… Nous suivons les même personnages mais ces personnages ont tellement évolué d’un tome à l’autre, et les sujets abordés n’étant plus du tout les même non plus, nous plongeons dans une toute autre aventure tout de même en lien avec la première par les questions, questions qu’on ne cesse de se poser, sur la disparition de Sierra, sur l’Alliance, sur la prophétie des Abdiquants… Malheureusement, j’ai eu un peu trop peu de réponses à mon goût.

Toujours avec beaucoup de poésie et avec les mots justes, Pauline Alphen s’attarde ici beaucoup sur les sentiments des personnages, sur leur réaction face à la mort, face à l’inconnu. Je trouve dommage que cette approche plus psychologique ralentisse tant les réponses mais ce n’est pas non plus un grand drame 🙂

J’ai particulièrement eu un coup de coeur pour les parties où on suit Claris sur l’île, Claris qui a perdu la mémoire et qui tente de se retrouver, aidée par Sinha et par les habitants de l’île. C’est une nouvelle culture que l’on découvre, une langue de toute beauté et des habitants sensibles et débordant de douceur. Cette partie du récit m’a vraiment touchée.. tout comme celle où l’on suit Maya. Une Maya en plein deuil, qui cherche elle aussi à retrouver un sens à sa vie, à sa vie sans Bahir, et peut-être sans Jwel. Et puis Merlin, un chou ! J’ai moins accroché par contre aux chapitres concernant Blaise, et à ceux de Jad et de ugh (Ugh m’a même un peu énervée, alors que dans le tome 1 il faisait partie de mes personnages préférés…).

Sur l’île, le temps ne passait pas, il ondoyait. Paresseux, flâneur, distrait, incertain, il s’amusait à confondre ses plis passés et ses arabesques futures. Combien de temps Aram se baigna-t-elle dans l’océan infini, combien de temps se promena-t-elle dans la sylve métamorphe ? Les îliens ne dénombraient rien, pas même le temps.

Page 278

J’ai pour ce second tome un avis assez mitigé donc, j’ai vraiment adoré certaines parties et d’autres m’ont presque ennuyées. Mais je ne regrette pas, j’ai beaucoup aimé suivre les différents protagonistes que Pauline Alphen fait grandir et traverser les étapes de la vie avec brio. Je lirai le tome 3 avec plaisir !

Les Éveilleurs #2 : Ailleurs, Pauline Alphen, Hachette,
ISBN 978-2012021143, 519 pages, 14 €,
Lien Bibliomania, Amazon
Enjoy !


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Ce livre a été lu dans le cadre d’une Lecture Commune sur Livraddict.. organisée par moi-même ! 😀 Vous pouvez retrouver le topic et les avis de tous les participants ici.

BlackWolfUn tome vraiment originale et intéressant mais je dois bien avouer que j’ai pris un peu moins de plaisir à le lire que le premier.

Morgouille a tellement tout aimé que je ne sais pas quelle phrase choisir pour résumer sa chronique 😉

Iani : En deux tome, aucune réponse « claire », je trouve ça presque décourageant.  […] j’ai trouvé ce livre très (trop) réflexif et certains passages incompréhensibles.

Et aussi : FrenchDawn, Paikanne, Lael, Sofynet (en attente des liens :))

(Si j’ai oublié votre lien, n’hésitez pas à me le faire remarquer :))

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Ce livre entre dans le challenge Magie et Sorcellerie Littéraire 😀 (Euh OUPPPPS. Je n’ai toujours pas fait mon article, je croyais ! :O Vite, vite ;))

« Le misanthrope » de Molière

8 août 2011

J’avais fait ma première approche de Molière par Le Bourgeois Gentilhomme, qui était une lecture imposée – et imposée est un bien méchant mot – cette année à l’école et que j’avais beaucoup aimée et trouvée très drôle. J’ai donc eu envie de tester à nouveau, et dans tous les titres de ma PAL – vive les Librio à 50 centimes la pièce en bouquinerie ! ;D – j’ai choisi Le misanthrope. On m’avait prévenu qu’il n’était pas vraiment drôle (merci Minyu :)) mais j’avais quand même envie de tenter ma chance, étant donné toutes les éloges que j’avais entendues à son sujet. Et je ne regrette pas, ce fut une superbe lecture !

Moi qui n’aime pas particulièrement lire à haute voix, j’en ai tout de suite ressenti l’envie. Ces phrases sonnent si bien à l’oral – après tout, c’est du théâtre ! – que parfois je relisais plusieurs fois un passage, simplement pour la beauté du son, le plaisir que je ressentais en prononçant ces vers, en faisant claquer ma langue sur mon palais avec tant de poésie.

L’amour, pour l’ordinaire, est peu fait à ces lois,
Et l’on voit les amants vanter toujours leur choix ;
Jamais leur passion n’y voit rien de blâmable,
Et dans l’objet aimé tout leur devient aimable,
Ils comptent les défauts pour des perfections,
Et savent y donner de jolis noms.
La pâle est aux jasmins en blancheur comparable ;
La noire à faire peur, une brune adorable ;
La maigre a de la taille et de la liberté ;
La grasse est dans son port plein de majesté ;
La malpropre sur soi, de peu d’attraits chargée,
Est mise sous le nom de beauté négligée ;
La géante paraît une déesse aux yeux ;
La naine, un abrégé des merveilles des cieux ;
L’orgueilleuse a le cœur digne d’une couronne ;
La fourbe a de l’esprit, la sotte est toute bonne ;
La trop grande parleuse est d’agréable humeur,
Et la muette garde une honnête pudeur.
C’est ainsi qu’un amant dont l’ardeur est extrême
Aime jusqu’aux défauts des personnes qu’il aime.

Acte II, Scène IV

Comment Alceste, le misanthrope, lui qui rejette les mœurs de son époque qui consistent à être poli, galant, à garder en toute circonstance les dehors civils que l’usage demande, à garder pour soi, donc, ce que l’on pense, et à dire ce que l’autre veut entendre. Comment Alceste, donc, peut-il être l’amant de Célimène la coquette, la médisante ? Et quand cet Alceste se met en tête d’abord de tenir tête aux mœurs qu’il refuse et ensuite de faire de Célimène son exclusivité, Le misanthrope nait, méli-mélo de personnages, de caractères, d’idées et de nuances. Certaines de ces idées m’ont échappées, j’en suis sûre, et je relirais sans aucun doute cette œuvre dès que l’envie se présentera, histoire de les démêler dans leur entièreté, et même s’il me faudra sans doute plusieurs relectures pour cela – je suis persuadée que Le misanthrope fait partie de ces livres qu’on redécouvre toujours meilleur, toujours plus recherché, toujours plein d’idées nouvelles… un cadeau qui n’attend qu’à être déballé, encore, et encore. Et encore.

Je vous conseille donc vivement cette belle œuvre de théâtre français ! Surtout qu’elle se lit vraiment vite – sans compter bien sûr les nombreux arrêts sur les beaux mots, les abondantes répétitions de passages remarquables et les arrêts pour souffler un peu, lecture à voix haute oblige ;D.

Le misanthrope, Molière, Larousse (Nouveaux Classiques)
IS
BN 9782038716689, 128 pages, 2 €,
Liens : Bibliomania, Amazon
Enjoy !

« Recherche jeune femme aimant danser » de Mary Higgins Clark

25 juillet 2011

Le quatrieme de l’auteur que je lis, et je ne suis toujours pas decue ! Rien ne vaut un petit policier entre deux lectures (surtout en vacances pour ma part, puisque je dois vous avouer que c’est la seule periode de l’annee ou l’envie de plonger dans une enquete policiere me prend, ne me demandez pas pourquoi ;)), et je n’ai pas trouve mieux que M.G.H. pour l’instant pour me rassasier dans ces cas-la 😀

Erin et Darcy, meilleures amies de longues dates trouvaient plutôt amusant de répondre aux petites annonces pour aider une amie à la réalisation d’un reportage sur la rubrique Rencontres. Mais, quand Erin est assassinée, le lien est tout de suite fait, et Darcy décide de venger son amie en trouvant le coupable. Mais n’importe qui peut se cacher derrière l’anonymat des annonces, un faux nom ou simplement un numéro de boîte postale…

Dans le premier chapitre, Mary Higgins Clark nous livre le mobile, la prochaine victime et une des identités du coupable. Dans le second, elle arrive à, en seulement 10 pages, nous attacher à cette prochaine victime, avant de la tuer. Et dans le reste du récit, ce sont personnages, indices, contre-indices et suspens qui s’emmèlent, pour ne se démêler qu’à la fin, quand le suspens est à son comble.

Il y a tellement de personnages que parfois je m’embrouillais, mais heureusement sans tout à fait perdre le fil, et puis à la fin quel bonheur de remonter de fil en aiguille et de comprendre tous les liens !

Les pages se tournent toutes seules, on suit l’enquête au rythme des rendez-vous de Darcy, des séquences où ont suit le coupable lui-même sous le nom de Charley, l’enquête du FBI, etc. D’autres éléments ajoutent du suspens, comme par exemple le fait que, en suivant Charley, on connait l’heure exacte de ses futurs crimes, mais sans pouvoir rien faire…

Bref, cette chronique est un peu fouillie parce que je n’ai pas l’habitude de chroniquer du policier, mais j’ai adoré 😀

Recherche jeune femme aimant danser, Mary Higgins Clark
Le Livre de Poche, IS
BN 9782253076186, 278 pages, 6 €,
VO : Loves music, Loves to Dance (anglais)
Liens : Bibliomania, Amazon
Enjoy !

« Si je reste » de Gayle Forman

21 juillet 2011

          On ne s’attendait pas à ce que la radio continue à jouer, après. Pourtant, c’est le cas. […]
Il y a eu une symphonie de grincements, un choeur d’éclatements, une aria d’explosions et, en guise de final, le claquement triste du métal se fichant dans le tronc des arbres. Et puis, dans le calme retrouvé de cette matinée de février, l’autoradio qui continue à jouer la Sonate pour violoncelle et piano n°3 de Beethoven.

Mia a 17 ans quand sa vie bascule. Tout s’arrête quand, lors d’une sortie en famille, la voiture bascule dans le fossé. Un accident de voiture comme il en arrive malheureusement trop souvent, qui fait des ravages. Les parents sont tués sur le coup, le petit frère se retrouve dans un état critique et Mia, dans le coma, flotte entre vie et mort. Elle est comme détachée, hors de son corps, sans ressentir la douleur physique. Son corps est mutilé, immobile, presque sans vie dans un lit d’hôpital, mais Mia se promène, écoute, observe, et se souvient. Se souvient, de sa vie d’avant et réfléchit, à ce que sera, serait sa vie d’après. En veut-elle ? Veut-elle d’une vie sans sa famile, sans repères, une vie où tous ses rêves, son avenir, ont été brisés ? C’est à elle, à elle seule de le décider.

          Ce n’est pas mon infirimière attitrée attitrée, mais elle s’adresse tout de même à mes grands parents.

« N’ayez aucun doute, elle vous entend, dit-elle. Elle se rend compte de tout ce qui se passe. »
Elle reste là, les mains sur les hanches. Pour un peu, elle ferait une bulle de chewing-gum. Mon grand-père et ma grand-mère boivent ses paroles.
« Vous croyez que tout dépend des médecins, ou des infirmières, ou de cet équipement ? poursuit-elle en tendant la main vers le mur d’appareils médicaux. Eh bien, non. C’est elle qui mène le jeu. Alors, parlez-lui. Dite-lui qu’elle peut prendre tout le temps qu’elle veut, mais qu’elle revienne. Vous l’attendez.

Je suis assez mitigée au sujet de cette lecture… j’ai l’impression d’avoir manqué d’un je ne sais quoi, d’avoir raté quelque chose parce que ce livre était très prometteur et, qu’après coup, je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui m’a dérangée.

L’histoire est touchante, personne ne dira le contraire. Un accident de voiture donc vous êtes le seul survivant : un véritable cauchemar. Je n’ai pû m’empêcher de me demander « Et si c’était moi ? ». Et dans tout ce qu’elle raconte, passé présent et avenir, on sent la question, on la lit entre les lignes, la devine sur ses lèvres, pourquoi rester ?

Je me rends compte maintenant que c’est facile de mourir. C’est vivre qui est difficile.

Ce roman est aussi une belle histoire d’amitié, entre Mia et Kim, lorsqu’elle se rappelle, passant des rires aux larmes, leur rencontre, les moments passés ensemble, etc. Un histoire d’amour aussi, une histoire idyllique dont on rêverait. La musique également est très présente, nous berce du début, avec la Sonate pour violoncelle et piano n°3 de Beethoven à la fin, avec L’Andante con poco e moto rubato, par Yo-Yo Ma.

Je chante comme si, sous les paroles de la chanson, était enfouie une carte routière musicale m’indiquant où je dois aller et le moyen d’y parvenir.

En fait, malgré tout ça – cette ambiance musicale, envoutante, le fait qu’on s’imagine à la place de Mia, les amis qu’on aimerait avoir, … –  j’ai eu l’impression de rester en surface, d’observer la scène sans pouvoir y entrer. Peut-être parce que Mia elle-même flotte à l’état de fantôme et semble dans l’hôpital plus témoin que héros ? Je ne sais pas… c’est dommage, je regrette. Mais je vous le conseille quand même, peut-être intégrerez mieux que moi à l’histoire !

Si je reste #1, Gayle Forman, Pocket (Jeunes Adultes)
ISBN 978-2266198189, 197 pages, 6 €,
VO : If I stay (angl. américain)
Bibliomania, Amazon
Enjoy !

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