Skip to content

« La Messagère de l’au-delà » de Mary Hooper

15 juillet 2012

Deuxième lecture pour ma part dans la maison d’édition (Les Grandes Personnes), et je suis encore une fois agréablement surprise.

Le roman nous plonge dès ses premiers mots dans les pensées d’Anne Green, une jeune servante… morte, où en tout cas qui le paraît. Et dès les premières pages, nous partageons déjà ses inquiétudes, a-t-elle été enterrée vivante, ou est-ce donc cela, le purgatoire qui doit la mener au paradis ? Parce que même si pendue car accusée d’infanticide, Anne Green se sait non-coupable, et est sûre que Dieu en est conscient lui aussi. D’ailleurs, se furent ces derniers mots, après s’être clamée une dernière fois innocente : « Puisse Dieu se hâter de me conduire au Paradis. »

Le récit est double, avec en alternance les voix d’Anne et de Robert. Anne, qui nous raconte son histoire, qui nous conte ce qui l’a amenée là. Robert, bègue et timide au possible, étudiant  en médecine, qui allait assister à sa première dissection… dissection qui tourne à la curiosité pour tous, y compris les professeurs renommés puisqu’ils n’ont jamais vu ça : Anne présente des signes de vie, légers mais bel et bien là. Robert et ses professeurs se lancent alors dans l’aventure de réveiller la belle au bois dormant, version anglaise du XVIIe siècle.

Dès la lecture des premières lignes nous sommes plongés dans les mœurs de l’époque à travers le narrateur très plaisant d’Anne, et j’ai tout de suite accroché. Je ne m’attendais pas avant ma lecture à suivre si précisément son histoire, mais plutôt au récit unique de Robert… et je ne suis absolument pas déçue de cet aspect inattendu ! Je me suis demandée tout au long du récit comment une jeune fille qui manifestement ne pourrait pas faire de mal à une mouche se retrouvait accusée d’infanticide… on s’accroche alors à ses mots, et malgré le fait que cela reste un roman jeunesse (et que j’ai pas non plus été frappée par des tournures de phrases particulièrement exceptionnelle), je ressors en ayant beaucoup apprécié le style d’écriture de l’auteur, et je pense que si un de ses autres romans me tombe sous la main, je me laisserai sûrement tenter. J’ai donc eu hâte de découvrir la vérité, mais les chapitres consacrés à la salle de dissection n’ont pas du tout coupé mon élan, au contraire. La narration de Robert m’a également beaucoup plu, qui mélange avec goût observations objectives de son cours (bouleversé mais non pas moins intéressant pour autant) et pensées sur sa propre expérience des cadavres, sur sa mère décédée et sur les difficultés que lui posent son bégaiement constant, tout en finesse. J’ai apprécié les deux personnages tout autant l’un que l’autre, et le récit semble vouloir nous montrer qu’il était tout à fait légitime que ces deux adolescents soient amenés à se rencontrer, tant la tendresse de l’un s’accorde avec le caractère de l’autre.

Il est également intéressant de savoir que Mary Hooper, l’auteure, s’est inspiré pour son roman de l’histoire d’Anne Green, qui a réellement existé, une histoire qui l’avait, comme elle l’explique dans la postface, captivée quand elle en avait entendue parler. Et je la remercie d’avoir eu la bonne idée d’en faire un roman pour pouvoir nous captiver à notre tour ! La plupart des personnages ont donc réellement existé et, moi qui pensais ne pas être une grande fan des romans historiques, la toile de fond historique m’a beaucoup plue… comme quoi, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis 😉

Le seul léger point noir est la présence de petits moments un peu longs au début, mais comme ce livre se lit assez vite, ils passent au final inaperçus. Je vous conseille donc vivement cette lecture !

La Messagère de l’au-delà, Mary Hooper, Editions Les Grandes Personnes,
IS
BN 9782361930103, 239 pages, 15 €,
Liens : Bibliomania, Amazon
Enjoy !

Publicités
4 commentaires leave one →
  1. 15 juillet 2012 14hi

    Comment ? Un nouvel article ? Heureuse de pouvoir te lire de nouveau. En tout cas, comme toujours, tu me donnes envie… Hélas ma pile à lire est déjà assez importante, donc ça risque de ne pas être pour tout de suite. Oh, petite question : c’est un roman jeunesse très jeune ou pas trop ? Je sais, ce n’est pas bien dit. Ça ne gêne pas trop la lecture ?

    • 15 juillet 2012 17hi

      Et oui, un nouvel article ! Bonne résolution de l’été ;D
      Je dirais « jeunesse », mais grand jeunesse disons, le style d’écriture de l’auteure n’est pas du tout « enfantin », et les thèmes abordés sont assez matures, je ne le mettrais pas dans les mains des « plus jeunes », personnellement, donc je ne pense pas que tu devrais t’arrêter à ça 🙂
      Enfin si tu as besoin de ça pour ne pas faire déborder ta PAL, je veux bien te servir l’excuse sur un plateau, ah ah ! 😀

  2. 16 juillet 2012 10hi

    J’aime bien cette auteure mais je n’ai toujours pas lu ce roman. Tu me donnes encore plus envie, merci bien. Ces éditions sont vraiment pas mal, en passant 🙂

    • 16 juillet 2012 12hi

      Oui, en tout cas les deux livres que j’ai lu de cette maison d’édition m’ont agréablement surprise !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :