“Passe un ange noir” d’Anne Bragance
Elle, elle a 15 ans, pas de père, une mère absente, pas de grands-parents, aucune amie de son âge, un drôle de prénom. Lui, presque soixante-dix-huit ans, ni épouse ni amis, ni enfant ni petits-enfants, un drôle de prénom. Et tous les deux, tous les matins, se placent à l’abribus de la ligne numéro 15. Milush pour se rendre au collège, Andres pour trouver de la compagnie. Et de là va naître une amitié hors du commun entre deux individus pas forcément gâtés par la vie, mais qui la prennent comme elle vient, jour après jour.
Un petit livre sans prétention qui se révéla être une excellente lecture. Pas d’aventure, de quête, de romance et autres grands boums, non, juste le fil de deux vie qui le temps de 150 pages et des poussières s’entremêlent. On se sent petite souris qui observe. Les joies, les peines, les peurs, les pensées secrètes de ces personnages, adorables tous deux. Milush fait d’Andres le grand-père qu’elle n’a jamais eu, et lui offre par la même occasion une source de joie dans sa vie devenue un peu trop monotone.
Un récit qui se lit très rapidement, rythmé par les séquences de vie de Milush et d’Andres, mais aussi de la voisine, du chauffeur de bus, tous touchants à leur manière, rythmé par leur recherche personnelle du bonheur, qui leur avait jusque là semblé impossible.
Passe un ange noir, Anne Bragance, Gallimard (Folio),
ISBN 9782070422715, 158 pages, 4,60 €,
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Enjoy !






















Je me souviens l’avoir commencé, parce que j’avais bien aimé Rose de Pierre et adoré Anibal, mais le début m’a découragée : trop long, trop lent, il n’arrivait pas à me parler en fait.