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Cher Père Noël. Des journées de 48 heures, vous avez ça dans vos rayons ?

27 novembre 2011

Hello les petits loups ! Je pense que j’ai à m’excuser, je m’en veux de ne plus tenir ce blog à jour, pour vous qui me suiviez, mais surtout – oui, je suis égoïste parfois – pour moi, parce que m****, le temps passe trop vite, qu’est-ce que ça fera plus tard si déjà à 16 ans je n’ai plus assez avec 24 heures pour faire ce que j’aime ? J’ai l’impression d’être passée en quelque mois de 24 heures à 12, au moins. Mais bon, fini la déprime, je vais essayer de m’y remettre. Promis ! Et cela dès demain, oui oui, vous aurez une chronique ! Surtout que j’ai deux livres lus dans le cadre des Chroniqueurs On Lit Plus Fort qui attendent près de mon ordinateur, ils sont tristes les pauvres, et moi j’ai honte :/

Bisous bisous, merci d’être toujours là. Comment ça, plus personne ? ;)

Challenge Magie & Sorcellerie Littéraire

30 octobre 2011

Aujourd’hui je vous présente un challenge auquel je me suis inscrite il y a un bout de temps, mais que je n’ai pas encore pris eu le temps de vous présenter :)

Organisateurs/trices : Ellcrys (et Anne So)

Thème : Comme le dit son nom, de lire des livres en rapport avec la magie, aussi bien blanche que noire, ou avec la sorcellerie.

Genre d’ouvrages : Comme ne le dit pas son nom, romans, albums et bandes-dessinées entre tous dans ce challenge.

Nombre d’ouvrages à lire : Un à deux livres pour le niveau Apprenti sorcier, trois à quatre pour le niveau Sorcier diplômé, ou cinq à six pour le niveau Magicien confirmé, que j’ai choisi :)

Expiration : Vous avez jusqu’au 31 mars 2012 !

Je pense que j’ai tout dit :)
Je ne choisis pas de livres à l’avance, ce sera au gré de mes envies :)

LIVRES LUS (4/5)

 A comme Association #2 : Les limites obscures de la magie [Pierre Bottero]
 Les Eveilleurs #1 : Salicande [Pauline Alphen]
 Les Eveilleurs #2 : Ailleurs [Pauline Alphen]
 La Fille du marais [Franny Billingsley]

J’en suis donc déjà à 4/5, je pense que c’est le seul challenge que je réussi pour l’instant ;D

“La Fille du Marais” de Franny Billingsley

22 octobre 2011

Deuxième livre lu en tant que chroniqueuse On Lit Plus Fort, et je remercie cette fois Gallimard Jeunesse bien sûr, pour ce colis qui a posé un grand sourire sur mon visage (une semaine après Lueur de Feu, je ne m’attendais pas à en recevoir un nouveau si vite ! Mais j’en suis bien sûr ravie :) ), mais aussi à la maison d’édition (Les Grandes Personnespuisque c’est chez elle qu’est sorti La Fille du Marais ! Une très belle surprise donc, dans la boîte aux lettres mais aussi en parcourant les pages…

Briony Larkin a 16 ans et une vie pas facile.. TATATA, je vous arrête. Non, ce n’est pas ENCORE une histoire d’adolescence ratée, de boutons et d’acnée, de dépressions amoureuses et de romance à l’eau de rose. Je continue. Briony Larkin a 16 ans et une vie pas facile. Elle a quelques petits problèmes. Moui, tout petits. Elle est juste responsable de la mort de sa belle-mère, de la déficience mentale de sa petite soeur, doit cacher aux autres sa vraie nature… et elle se hait, se hait de tout son cœur parce que c’est comme ça qu’elle arrive à gérer avec ce qu’elle est. Une sorcière.

Dans cette région reculée d’Angleterre au début du XXe siècle, la révolution industrielle laisse peu à peu ses marques mais n’a pas encore effacé les superstitions, les pendaisons de sorcières et les créatures du marais. Briony a le don de seconde vue – qu’elle voit plus comme une malédiction que comme un don – mais cache son secret tout en résistant à l’appel du marais et en s’occupant de sa sœur jumelle, sous peine d’être pendue. Parce que si les habitants du petit village ont appris à cohabiter avec Ceux du passé, ils s’éloignent du marais autant qu’ils peuvent – il est prévu de l’assécher -, se cachent de la toux du marais et chassent les sorcières.

Si certains blogueurs ont eu du mal à entrer dans l’histoire, j’ai pour ma part été aspirée dès la première page dans cette ambiance sombre – qui m’a un peu fait penser à Tim Burton, admirative aussi pour cette auteure qui arrive à nous emmener avec elle dans ce village aux moeurs particulières, si bien que, même si l’histoire se passe au XXe siècle, j’ai parfois eu l’impression d’avancer dans un monde parallèle, ou du moins dans une bulle intemporelle où se cotoyent créatures fantastiques et villageois ordinaires.

Dans d’autres contexte, j’aurais pu détester Briony, constamment en train de se plaindre et de se haïr. Mais elle a le tact d’avoir de bonnes raisons de le faire, et c’est déjà une bonne chose, mais aussi d’accompagner son humeur morose d’une bonne dose d’auto-dérision, et d’une grande maturité. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Rose, sa soeur jumelle, très attachant. On a l’impression d’être en face d’une fillette de 6 ans, mais le lien fort malgré tout entre les deux soeurs nous ramène à la réalité.. et ses attitudes toujours plus surprenantes et décalées font bien avancer le récit, même si le personnage est au départ secondaire. Eldric aussi m’a bien plu, et leur romance qui se file en arrière-plan met une chouette touche positive dans le roman même si tout ne se passe pas merveilleusement, et j’ai beaucoup aimé suivre cet amour sans coup de foudre, sans depuis-le-début-je-savais-que-c’était-lui, tout en douceur mais pas pour autant moins puissant.

L’histoire ne m’a pas marquée pour son action, et s’il n’y avait pas eu le reste, j’aurais été loin d’être conquise, mais son ambiance, les personnages et les idées du livre rattrapent sans soucis les petits moins. Les idées, parce que malgré les créatures fantastiques et la situation quelque peu compliquée de Briony, je pense que nombre d’adolescent(e)s pourront s’identifier dans ce personnage… Je pense que chacun a sa Muse noire, son Eldric et sa Rose personnelle :)

Père avait préparé un sermon sur le sens de la vie de Mr. Spoiler. C’est pourquoi on écrit des histoires : pour tenter de créer du sens à partir de rien. Mais la vie de Mr. Spoiler n’avait aucun sens. Il avait vécu, exhalé des odeurs de soupe en boîte, et il était mort.
Quand nous étions petites, Rose et moi jouions à un jeu qui consistait à relier des points entre eux. J’adorais ce jeu. J’adorais tracer une ligne du point numéro 1 au point numéro 2 et ainsi de suite. Mais surtout, j’adorais le moment où les points, semés au hasard, formaient une image.
C’est ce que font les histoires. Elles relient les points hasardeux de la vie pour créer des images. Mais ce n’est qu’illusion. Essayez un peu de relier les points de la vie et vous aboutirez à un gribouillis sans queue ni tête.

- évidemment, le mort ne s’appelle pas Mr. Spoiler, mais le nom que je lui ai donné s’explique de lui-même ;) -
pages 79-80

Une très bonne découverte donc, et j’en suis d’autant plus ravie que je ne pense pas que j’aurais acheté le livre s’il ne m’avait pas été envoyé, merci encore !

La Fille du Marais, Franny Billingsley, Les Grandes Personnes,
IS
BN 978-2361930851, 411 pages, 19 €,
Liens : Bibliomania, Amazon
Enjoy !

“Passe un ange noir” d’Anne Bragance

17 octobre 2011

Elle, elle a 15 ans, pas de père, une mère absente, pas de grands-parents, aucune amie de son âge, un drôle de prénom. Lui, presque soixante-dix-huit ans, ni épouse ni amis, ni enfant ni petits-enfants, un drôle de prénom. Et tous les deux, tous les matins, se placent à l’abribus de la ligne numéro 15. Milush pour se rendre au collège, Andres pour trouver de la compagnie. Et de là va naître une amitié hors du commun entre deux individus pas forcément gâtés par la vie, mais qui la prennent comme elle vient, jour après jour.

Un petit livre sans prétention qui se révéla être une excellente lecture. Pas d’aventure, de quête, de romance et autres grands boums, non, juste le fil de deux vie qui le temps de 150 pages et des poussières s’entremêlent. On se sent petite souris qui observe. Les joies, les peines, les peurs, les pensées secrètes de ces personnages, adorables tous deux. Milush fait d’Andres le grand-père qu’elle n’a jamais eu, et lui offre par la même occasion une source de joie dans sa vie devenue un peu trop monotone.

Un récit qui se lit très rapidement, rythmé par les séquences de vie de Milush et d’Andres, mais aussi de la voisine, du chauffeur de bus, tous touchants à leur manière, rythmé par leur recherche personnelle du bonheur, qui leur avait jusque là semblé impossible.

Passe un ange noir, Anne Bragance, Gallimard (Folio),
IS
BN 9782070422715, 158 pages, 4,60 €,
Liens : Bibliomania, Amazon
Enjoy !

“Les Eveilleurs #2 : Ailleurs” de Pauline Alphen

4 septembre 2011

Attention, risque de spoilers pour ceux qui n’ont pas lu le tome précédent !

Après la lecture du premier tome de la saga, je mourais d’envie de sauter sur le tome 2 à la recherche de réponses, de réponses aux questions qu’on ne peut manquer de se poser. J’ai réussi à faire durer un peu le plaisir du suspens, mais pendant les vacances j’ai fini pas ne plus pouvoir résister, et je me suis lancée.

A la fin de Salicandre, Claris part à la recherche de ses proches à la suite de la catastrophe que fut l’anniversaire des jumeaux, catastrophe qui fit quelques morts et de nombreux blessés. J’ai trouvé ce deuxième tome très différent, plus mature en quelques sorte… Nous suivons les même personnages mais ces personnages ont tellement évolué d’un tome à l’autre, et les sujets abordés n’étant plus du tout les même non plus, nous plongeons dans une toute autre aventure tout de même en lien avec la première par les questions, questions qu’on ne cesse de se poser, sur la disparition de Sierra, sur l’Alliance, sur la prophétie des Abdiquants… Malheureusement, j’ai eu un peu trop peu de réponses à mon goût.

Toujours avec beaucoup de poésie et avec les mots justes, Pauline Alphen s’attarde ici beaucoup sur les sentiments des personnages, sur leur réaction face à la mort, face à l’inconnu. Je trouve dommage que cette approche plus psychologique ralentisse tant les réponses mais ce n’est pas non plus un grand drame :)

J’ai particulièrement eu un coup de coeur pour les parties où on suit Claris sur l’île, Claris qui a perdu la mémoire et qui tente de se retrouver, aidée par Sinha et par les habitants de l’île. C’est une nouvelle culture que l’on découvre, une langue de toute beauté et des habitants sensibles et débordant de douceur. Cette partie du récit m’a vraiment touchée.. tout comme celle où l’on suit Maya. Une Maya en plein deuil, qui cherche elle aussi à retrouver un sens à sa vie, à sa vie sans Bahir, et peut-être sans Jwel. Et puis Merlin, un chou ! J’ai moins accroché par contre aux chapitres concernant Blaise, et à ceux de Jad et de ugh (Ugh m’a même un peu énervée, alors que dans le tome 1 il faisait partie de mes personnages préférés…).

Sur l’île, le temps ne passait pas, il ondoyait. Paresseux, flâneur, distrait, incertain, il s’amusait à confondre ses plis passés et ses arabesques futures. Combien de temps Aram se baigna-t-elle dans l’océan infini, combien de temps se promena-t-elle dans la sylve métamorphe ? Les îliens ne dénombraient rien, pas même le temps.

Page 278

J’ai pour ce second tome un avis assez mitigé donc, j’ai vraiment adoré certaines parties et d’autres m’ont presque ennuyées. Mais je ne regrette pas, j’ai beaucoup aimé suivre les différents protagonistes que Pauline Alphen fait grandir et traverser les étapes de la vie avec brio. Je lirai le tome 3 avec plaisir !

Les Éveilleurs #2 : Ailleurs, Pauline Alphen, Hachette,
ISBN 978-2012021143, 519 pages, 14 €,
Lien Bibliomania, Amazon
Enjoy !


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Ce livre a été lu dans le cadre d’une Lecture Commune sur Livraddict.. organisée par moi-même ! :D Vous pouvez retrouver le topic et les avis de tous les participants ici.

BlackWolfUn tome vraiment originale et intéressant mais je dois bien avouer que j’ai pris un peu moins de plaisir à le lire que le premier.

Morgouille a tellement tout aimé que je ne sais pas quelle phrase choisir pour résumer sa chronique ;)

Iani : En deux tome, aucune réponse “claire”, je trouve ça presque décourageant.  [...] j’ai trouvé ce livre très (trop) réflexif et certains passages incompréhensibles.

Et aussi : FrenchDawn, Paikanne, Lael, Sofynet (en attente des liens :) )

(Si j’ai oublié votre lien, n’hésitez pas à me le faire remarquer :) )

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Ce livre entre dans le challenge Magie et Sorcellerie Littéraire :D (Euh OUPPPPS. Je n’ai toujours pas fait mon article, je croyais ! :O Vite, vite ;) )

“Le misanthrope” de Molière

8 août 2011

J’avais fait ma première approche de Molière par Le Bourgeois Gentilhomme, qui était une lecture imposée – et imposée est un bien méchant mot – cette année à l’école et que j’avais beaucoup aimée et trouvée très drôle. J’ai donc eu envie de tester à nouveau, et dans tous les titres de ma PAL – vive les Librio à 50 centimes la pièce en bouquinerie ! ;D – j’ai choisi Le misanthrope. On m’avait prévenu qu’il n’était pas vraiment drôle (merci Minyu :) ) mais j’avais quand même envie de tenter ma chance, étant donné toutes les éloges que j’avais entendues à son sujet. Et je ne regrette pas, ce fut une superbe lecture !

Moi qui n’aime pas particulièrement lire à haute voix, j’en ai tout de suite ressenti l’envie. Ces phrases sonnent si bien à l’oral – après tout, c’est du théâtre ! – que parfois je relisais plusieurs fois un passage, simplement pour la beauté du son, le plaisir que je ressentais en prononçant ces vers, en faisant claquer ma langue sur mon palais avec tant de poésie.

L’amour, pour l’ordinaire, est peu fait à ces lois,
Et l’on voit les amants vanter toujours leur choix ;
Jamais leur passion n’y voit rien de blâmable,
Et dans l’objet aimé tout leur devient aimable,
Ils comptent les défauts pour des perfections,
Et savent y donner de jolis noms.
La pâle est aux jasmins en blancheur comparable ;
La noire à faire peur, une brune adorable ;
La maigre a de la taille et de la liberté ;
La grasse est dans son port plein de majesté ;
La malpropre sur soi, de peu d’attraits chargée,
Est mise sous le nom de beauté négligée ;
La géante paraît une déesse aux yeux ;
La naine, un abrégé des merveilles des cieux ;
L’orgueilleuse a le cœur digne d’une couronne ;
La fourbe a de l’esprit, la sotte est toute bonne ;
La trop grande parleuse est d’agréable humeur,
Et la muette garde une honnête pudeur.
C’est ainsi qu’un amant dont l’ardeur est extrême
Aime jusqu’aux défauts des personnes qu’il aime.

Acte II, Scène IV

Comment Alceste, le misanthrope, lui qui rejette les mœurs de son époque qui consistent à être poli, galant, à garder en toute circonstance les dehors civils que l’usage demande, à garder pour soi, donc, ce que l’on pense, et à dire ce que l’autre veut entendre. Comment Alceste, donc, peut-il être l’amant de Célimène la coquette, la médisante ? Et quand cet Alceste se met en tête d’abord de tenir tête aux mœurs qu’il refuse et ensuite de faire de Célimène son exclusivité, Le misanthrope nait, méli-mélo de personnages, de caractères, d’idées et de nuances. Certaines de ces idées m’ont échappées, j’en suis sûre, et je relirais sans aucun doute cette œuvre dès que l’envie se présentera, histoire de les démêler dans leur entièreté, et même s’il me faudra sans doute plusieurs relectures pour cela – je suis persuadée que Le misanthrope fait partie de ces livres qu’on redécouvre toujours meilleur, toujours plus recherché, toujours plein d’idées nouvelles… un cadeau qui n’attend qu’à être déballé, encore, et encore. Et encore.

Je vous conseille donc vivement cette belle œuvre de théâtre français ! Surtout qu’elle se lit vraiment vite – sans compter bien sûr les nombreux arrêts sur les beaux mots, les abondantes répétitions de passages remarquables et les arrêts pour souffler un peu, lecture à voix haute oblige ;D.

Le misanthrope, Molière, Larousse (Nouveaux Classiques)
IS
BN 9782038716689, 128 pages, 2 €,
Liens : Bibliomania, Amazon
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“Recherche jeune femme aimant danser” de Mary Higgins Clark

25 juillet 2011

Le quatrieme de l’auteur que je lis, et je ne suis toujours pas decue ! Rien ne vaut un petit policier entre deux lectures (surtout en vacances pour ma part, puisque je dois vous avouer que c’est la seule periode de l’annee ou l’envie de plonger dans une enquete policiere me prend, ne me demandez pas pourquoi ;) ), et je n’ai pas trouve mieux que M.G.H. pour l’instant pour me rassasier dans ces cas-la :D

Erin et Darcy, meilleures amies de longues dates trouvaient plutôt amusant de répondre aux petites annonces pour aider une amie à la réalisation d’un reportage sur la rubrique Rencontres. Mais, quand Erin est assassinée, le lien est tout de suite fait, et Darcy décide de venger son amie en trouvant le coupable. Mais n’importe qui peut se cacher derrière l’anonymat des annonces, un faux nom ou simplement un numéro de boîte postale…

Dans le premier chapitre, Mary Higgins Clark nous livre le mobile, la prochaine victime et une des identités du coupable. Dans le second, elle arrive à, en seulement 10 pages, nous attacher à cette prochaine victime, avant de la tuer. Et dans le reste du récit, ce sont personnages, indices, contre-indices et suspens qui s’emmèlent, pour ne se démêler qu’à la fin, quand le suspens est à son comble.

Il y a tellement de personnages que parfois je m’embrouillais, mais heureusement sans tout à fait perdre le fil, et puis à la fin quel bonheur de remonter de fil en aiguille et de comprendre tous les liens !

Les pages se tournent toutes seules, on suit l’enquête au rythme des rendez-vous de Darcy, des séquences où ont suit le coupable lui-même sous le nom de Charley, l’enquête du FBI, etc. D’autres éléments ajoutent du suspens, comme par exemple le fait que, en suivant Charley, on connait l’heure exacte de ses futurs crimes, mais sans pouvoir rien faire…

Bref, cette chronique est un peu fouillie parce que je n’ai pas l’habitude de chroniquer du policier, mais j’ai adoré :D

Recherche jeune femme aimant danser, Mary Higgins Clark
Le Livre de Poche, IS
BN 9782253076186, 278 pages, 6 €,
VO : Loves music, Loves to Dance (anglais)
Liens : Bibliomania, Amazon
Enjoy !

“Si je reste” de Gayle Forman

21 juillet 2011

          On ne s’attendait pas à ce que la radio continue à jouer, après. Pourtant, c’est le cas. [...]
Il y a eu une symphonie de grincements, un choeur d’éclatements, une aria d’explosions et, en guise de final, le claquement triste du métal se fichant dans le tronc des arbres. Et puis, dans le calme retrouvé de cette matinée de février, l’autoradio qui continue à jouer la Sonate pour violoncelle et piano n°3 de Beethoven.

Mia a 17 ans quand sa vie bascule. Tout s’arrête quand, lors d’une sortie en famille, la voiture bascule dans le fossé. Un accident de voiture comme il en arrive malheureusement trop souvent, qui fait des ravages. Les parents sont tués sur le coup, le petit frère se retrouve dans un état critique et Mia, dans le coma, flotte entre vie et mort. Elle est comme détachée, hors de son corps, sans ressentir la douleur physique. Son corps est mutilé, immobile, presque sans vie dans un lit d’hôpital, mais Mia se promène, écoute, observe, et se souvient. Se souvient, de sa vie d’avant et réfléchit, à ce que sera, serait sa vie d’après. En veut-elle ? Veut-elle d’une vie sans sa famile, sans repères, une vie où tous ses rêves, son avenir, ont été brisés ? C’est à elle, à elle seule de le décider.

          Ce n’est pas mon infirimière attitrée attitrée, mais elle s’adresse tout de même à mes grands parents.

“N’ayez aucun doute, elle vous entend, dit-elle. Elle se rend compte de tout ce qui se passe.”
Elle reste là, les mains sur les hanches. Pour un peu, elle ferait une bulle de chewing-gum. Mon grand-père et ma grand-mère boivent ses paroles.
“Vous croyez que tout dépend des médecins, ou des infirmières, ou de cet équipement ? poursuit-elle en tendant la main vers le mur d’appareils médicaux. Eh bien, non. C’est elle qui mène le jeu. Alors, parlez-lui. Dite-lui qu’elle peut prendre tout le temps qu’elle veut, mais qu’elle revienne. Vous l’attendez.

Je suis assez mitigée au sujet de cette lecture… j’ai l’impression d’avoir manqué d’un je ne sais quoi, d’avoir raté quelque chose parce que ce livre était très prometteur et, qu’après coup, je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui m’a dérangée.

L’histoire est touchante, personne ne dira le contraire. Un accident de voiture donc vous êtes le seul survivant : un véritable cauchemar. Je n’ai pû m’empêcher de me demander “Et si c’était moi ?”. Et dans tout ce qu’elle raconte, passé présent et avenir, on sent la question, on la lit entre les lignes, la devine sur ses lèvres, pourquoi rester ?

Je me rends compte maintenant que c’est facile de mourir. C’est vivre qui est difficile.

Ce roman est aussi une belle histoire d’amitié, entre Mia et Kim, lorsqu’elle se rappelle, passant des rires aux larmes, leur rencontre, les moments passés ensemble, etc. Un histoire d’amour aussi, une histoire idyllique dont on rêverait. La musique également est très présente, nous berce du début, avec la Sonate pour violoncelle et piano n°3 de Beethoven à la fin, avec L’Andante con poco e moto rubato, par Yo-Yo Ma.

Je chante comme si, sous les paroles de la chanson, était enfouie une carte routière musicale m’indiquant où je dois aller et le moyen d’y parvenir.

En fait, malgré tout ça – cette ambiance musicale, envoutante, le fait qu’on s’imagine à la place de Mia, les amis qu’on aimerait avoir, … –  j’ai eu l’impression de rester en surface, d’observer la scène sans pouvoir y entrer. Peut-être parce que Mia elle-même flotte à l’état de fantôme et semble dans l’hôpital plus témoin que héros ? Je ne sais pas… c’est dommage, je regrette. Mais je vous le conseille quand même, peut-être intégrerez mieux que moi à l’histoire !

Si je reste #1, Gayle Forman, Pocket (Jeunes Adultes)
ISBN 978-2266198189, 197 pages, 6 €,
VO : If I stay (angl. américain)
Bibliomania, Amazon
Enjoy !

“Les chemins de poussière #1 : SABA, Ange de la Mort” de Moira Young

17 juillet 2011

Tout d’abord, je voudrais remercier les éditions Gallimard Jeunesse pour  m’avoir accueillie parmi les chroniqueurs On lit plus fort et pour l’envoi de ce roman en avant-première, puisque c’est une épreuve non corrigée qui sortira officiellement à la rentrée (le 8 septembre). Et je les remercie d’autant plus que ce roman est une excellente découverte, un coup de cœur !

Déjà avant de commencé, je sentais bien ce livre, la quatrième de couverture me disais bien, et je pense que j’aurais acheté ce livre de toute façon ;) Et je dois dire que les critiques de journaux présente en bas de la couverture n’ont pas freiné mon ardeur ;)

Exceptionnel… à mi-chemin entre Hunger Games et La Route. [Bookseller]

Cette quête héroïque a les qualités d’un classique… L’écriture est sobre, efficace, intense. [New York Times]

Exubérant, excitant et empli d’émotions fortes… Il est à parier qu’il ne sortira pas de meilleur roman pour la jeunesse cette année. [The Times]

Bizarrement, j’ai parfois eu envie de comparer ce récit à celui des Quêtes d’Ewilan, de Pierre Bottero, parfois à L’épée de la liberté, de Valérie Guinot, et l’héroïne à Katniss (Hunger Games, de Suzane Collins)… trois coups de cœur également, donc ce n’est que du bon ;)

Saba, 18 ans, a toujours vécu à Siverlake, un lieu désertique, avec son frère jumeau, Lugh, son père et sa petite sœur Emmi… Et avec sa mère, avant la mort de celle-ci lors de la naissance d’Emmi.

Lugh est né d’abord. Au solstice d’hiver quand le soleil est bas dans le ciel.
Je l’ai suivi. Deux heures après.
Et là, tout est dit.
Lugh est devant, et moi derrière.
Mais ça me va.
[…]
Quand on nous voit, Lugh et moi, on peut pas imaginer qu’on est du même sang.
On peut pas imaginer qu’on a grandi en même temps dans le même ventre.
Il a les cheveux dorés. Moi noirs.
Ils a les yeux bleus, moi marron.
Il est grand. Je suis petite.
Il est beau. Je suis laide.
Il est ma lumière.
Je suis son ombre.
Lugh brille comme un soleil.
Ça a dû être facile pour eux de le retrouver.
Il suffit de suivre sa lumière.

Les Tontons ont trouvé Lugh, l’ont emmené. Mais Saba va le retrouver, elle le lui a promis. C’est ainsi qu’elle, qui ne s’est jamais éloignée plus loin de sa maison que pour trouver de l’eau ou du bois pour réparer le toit, part à la recherche de son frère, de sa lumière. Elle découvre le monde, un monde pas toujours rose, et elle se fait vite des ennemis. Mais des alliés aussi, si elle arrive à faire confiance.

Le style en a surpris plus d’un parmis les Chroniqueurs OLPF, et j’en fais partie, mais quelle agréable surprise ! Saba et sa famille ont vécu éloignés de la société et ont donc adopté leur propre language, peu lettré et donc peu courant. Certains mots sont déformés, la syntaxe n’est pas vraiment parfaite, mais ça ne m’a pas dérangée, au contraire ! Un petit mot de l’auteure à ce sujet :

Je ne parvenais pas a entrer dans l’histoire avant d’avoir trouvé la voix de Saba. Puis un jour, tandis que je regardais fixement ma page blanche, elle a commencé à parler et je n’ai eu qu’à écrire ce qu’elle disait. C’était la voix d’une fille qui n’avait jamais parlé qu’à très peu de gens au cours de sa vie, une jeune fille illettrée qui ignore presque tout de l’Histoire ou du vaste monde. Elle a commencé à raconter son histoire, directement à sa façon, en toute simplicité avec ses propres mots.

Cette façon de parler propre à Saba m’a permise d’entrer encore plus dans ce monde à part, un monde dévasté que Saba découvre en même temps que nous. Dès les premières lignes, elle m’a envoutée, emportée.

Un monde pas toujours rose, comme je le disais, dirigé par un roi sans scrupule, qui a assujetit son empire grâce à une drogue, le chaal. Drogue qui n’est pas sans effets puisque, non contente d’abrutir son consommateur, à grande dose elle rend fou. Fou, fou de colère aussi, ce qui donne naissance à des pratiques affreuses auxquelles Saba sera confrontée, comme par exemple les combats en cage (combats de gladiateurs revus, la version Panem et circences de ce nouveau monde).

Les personnages également m’ont bien plus, surtout le rapport qu’a Saba avec le reste du monde. Elle ne veut faire confiance à personne, ne veut pas se faire d’amis, voudrait  juste retrouver son frère le plus vite possible, faire profil bas et se faufiler sans être remarquée. Et pourtant, jeu du sort, les rencontres se multiplient, bonnes et mauvaises, amis et ennemis. Emmi, Helen, Maev, Cendre… JACK ! ;D

Pour conclure, SABA est une superbe découverte, un premier tome qui plante avec brio les bases d’un monde étonnant, sans manquer d’action grâce à l’épopée de Saba et de ses compagnons de route. Même si la fin n’est pas un fin à suspens, j’attends la suite avec impatience pour retrouver la jeune fille et peut-être obtenir la réponse à quelques questions :)

Les chemins de poussière #1 : SABA, Ange de la Mort,
Moira Young, Gallimard Jeunesse,
ISBN 9782070696697, 368 pages
A PARAITRE LE 8 SEPTEMBRE
BibliomaniaAmazon
Enjoy !

“Des fleurs pour Algernon” de Daniel Keyes

8 juillet 2011

COUP DE COEUR ! 

Enorme coup de cœur. Et énorme est énormément trop petit pour le dire. Coup de cœur, coup au cœur,  j’ai le béguin pour ce livre ! Cet article est un appel, LISEZ-LE, LISEZ-LE, LISEZ-LE ! ;D Il a absolument tout pour plaire. Tout.

Une écriture superbe,
Des sujets de réflexion,
Les personnages sont bien construits,
Et j’en passe.

Emouvant,
Intéressant,
Captivant,
Étonnant,
Epoustouflant.

Oui, je sais, pour comprendre vous auriez peut-être besoin de plus que des adjectifs ;) Mais je l’ai fini il y a quelques jours, et pourtant je ne trouve toujours pas mes mots pour exprimer ce que je ressens après la lecture de ce livre. Qu’est-ce que vous dites ? Un petit résumé serait le bienvenu pour commencer ? Bon.

Si l’opérassion réussi bien je montrerai a cète souris d’Algernon que je peu ètre ossi un télijen quelle et même plus. Et je pourrai mieux lire et ne pas faire de fotes en écrivan et aprendre des tas de choses et ètre comme les otres.

Charlie a 34 ans, mais 6 ans d’âge mental. Charlie voudrait être « un télijen », pour que sa maman puisse être fière de lui et qu’il puisse avoir beaucoup d’amis. Mais il ne peut pas, ses parents ont tout essayé quand il était plus jeune, la science ne peut rien pour lui… Jusqu’au jour où on lui propose d’être le premier « cobaye » humain d’une expérience scientifique, qui multiplierait son QI par 3. Prêt à tout, il se lance donc dans l’aventure, derrière Algernon, une souris de laboratoire qui a subi le même traitement.

Je ne sais pas comment dire, comment écrire, exprimer en mots. Ce livre fait l’effet d’une baffe ! Je ne trouve pas mes mots, c’est impressionnant. Bon, je vais essayer d’aller point par point.

Ce livre est un ensemble de comptes-rendus de Charlie, à partir du moment où il est sélectionné pour l’expérience. Au début il écrit avec des mots simples mal orthographiés, sans aucune ponctuation et sans structure. Avec naïveté, il raconte ses journées à la boulangerie, les parties de rire qu’il a avec ses « amis », ses cours avec l’attrayante Miss Alice Kinnian… Et peu à peu, à la suite de l’opération, son orthographe s’améliore, des virgules apparaissent. Charlie n’est pas convaincu… on lui avait dit que l’opération le rendrait intelligent, mais il ne se sent pas différent. Mais nous, lecteur, lisons entre les lignes. Ses pensées se font plus profondes, il prend conscience. J’ai vraiment été émue, triste pour lui. Il prend conscience de sa vie d’avant, des gens qui se disent être ses amis mais qui se moquaient en fait de lui (et le rejette assez vite, son intelligence subite les désenchante, ils se sentent abaissés alors que Charlie les avait jusque là aidés à se sentir intelligents eux-même). Il prend conscience de sa mémoire, se rappelle, rêve. Il dépasse vite la moyenne, et d’attardé devient génie. Lui qui voulait devenir intelligent pour être comme les autres et se faire des amis, se sent de plus en plus seul. Il commence alors à adopter une attitude détachée, arrogante, et c’est là le seul point négatif du livre, selon moi, mais qui dispâraît vite, car on comprend pourquoi il en arrive là.

Et quand le comportement d’Algernon devient de plus en plus étrange, il s’interroge. Que fera-t-il si ses capacités déclinent comme celle de la souris ?

Et puis, même si l’intelligence de Charlie atteint des sommets, une nouvelle vie commence pour lui, une vie ou il reste un enfant qui ne connait pas grand-chose du social, des relations humaines, des émotions fortes, … Il part ainsi à la recherche de l’amour, de l’amitié, tente de répondre à des questions auxquelles personne ne peut répondre, même pas son cerveau surdéveloppé… Et il se retrouve confronté à lui-même.

Ce livre aborde vraiment des sujets intéressants… C’est un roman de science-fiction, mais surtout un roman psychologique qui fait réfléchir. Un attardé mental ne peut-il pas être considéré comme un humain ? Mieux vaut-il être heureux mais idiot, ou génie et conscient – trop conscient, jusqu’à se sentir terriblement seul et torturé ? Cette opération fut-elle vraiment une bonne chose pour Charlie ?

 Je ne sais pas comment vous le dire. Cet article n’est pas du tout, mais pas du tout à la hauteur du livre. LISEZ-LE ! Il fait sans aucun doute parti des livres qui m’ont le plus marqué, et j’en ai lu. Je vous oblige presque à le lire, là.

PS/ Je voudrais donner quelques extraits, mais je n’ai pas le livre sous la main… Ca viendra, stay turned !

Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes, Flammarion (Tribal)
ISBN 978-2081620445, 466 pages, .. €,
Titre VO : Flowers for Algernon
Bibliomania, Amazon
Enjoy !

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